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Des amis et du vin

Des amis et du vin - Frank Roberts

J’avais rapporté de bons vins d’un déplacement, et je voulais les goûter en la compagnie de mes amis. Frédéric et Marc étaient contents d’être conviés à cette dégustation. Encore célibataires, comme moi, ils vinrent seuls. Le premier avait apporté des assortiments de sushis, le second, un dessert. Emballé dans une boîte en carton rose, paré d’un nœud doré, le gâteau n’était pas encore visible, mais j’en salivais d’avance. Je l’ai placé au milieu du réfrigérateur. Les sushis furent avalés si vite, que nous n’avions même pas encore bu notre premier verre. J’avais prévu, en plat de résistance, un rôti de veau et des légumes au four. Ils furent dévorés par trois bouches affamées. Nous avions tant mangé, que j’ai proposé que nous nous posions dans le salon pour digérer. J’avais dans l’idée de proposer la pâtisserie un peu plus tard. Notre conversation est partie sur des sujets divers.

Frédéric expliqua qu’il avait eu la chance d’avoir un rendez-vous rapide pour faire faire ses orthèses dans un Centre podiatre Lachenaie. Son cousin, Michel, avait été employé dans la même entreprise que moi, plusieurs années auparavant. Je m’enquis de ce qu’il devenait. Il avait tenté de monter un commerce, mais il avait échoué. Par un concours de circonstances peu banal, il en vint à rencontrer le dirigeant d’une multinationale. Les idées de Michel plurent, et il fut embauché en qualité de consultant. Sa carrière avait décollé au moment où il s’y attendait le moins. Je me souvenais bien de cet homme, franc et droit, à l’intelligence brillante. J’étais très content pour lui qu’il ait trouvé sa voie. Marc avait découvert qu’il était doué pour les ressources humaines. Il nous parla avec enthousiasme de ses missions à l’étranger.

Le temps passe toujours vite quand on est en bonne compagnie. J’ai apporté le dessert, en pensant que nous n’y toucherions que du bout des lèvres. Je n’avais pas encore vu ce que contenait l’emballage que mon ami avait apporté. J’ai découvert un splendide fraisier, tout à fait de saison. La forme carrée de l’entremets sucré me facilita la tâche, quand je dus le découper en neuf parts égales. Les premières furent engouffrées à la vitesse d’un éclair, les suivantes le furent tout aussi vite. Puis, au vu de l’heure tardive, j’ai proposé qu’ils restent tous les deux dormir chez moi. Deux chambres d’amis étaient disponibles. Jusqu’au petit matin, les discussions ont continué. Couchés le matin, nous nous sommes réveillé tous les trois vers une heure de l’après-midi.

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