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À Paris

À Paris - Frank Roberts

Maude m’avait dit que son anniversaire serait décalé au mois suivant. Elle voulait fêter ses vingt-cinq ans en même temps que Sophie. C’est ma meilleure amie, et je devais lui trouver un cadeau digne de ce passage d’années. Bien sûr, je connais très bien ce qu’elle aime en matière de vêtements, de bijoux et de parfums. J’hésitais à lui prendre une création d’un grand joaillier, que j’avais vue à Paris. Comme je devais retourner dans cette ville, à l’occasion d’une rencontre professionnelle, j’avais prévu un passage dans le premier arrondissement, où se trouve cette fameuse joaillerie. J’ai tout organisé avant mon départ, notamment la pose de mon rideau exterieur longueuil. Ce fut si bien fait que j’en ai commandé un second. Une fois que mes bagages furent prêts, j’ai vérifié que je n’avais rien oublié. Je devais aussi profiter de ce séjour pour donner une montre à une Parisienne.

L’histoire de cet objet est un peu particulière. Pendant mon dernier déplacement professionnel en Île-de-France, j’avais perdu mon cellulaire, ou, plus exactement, je l’avais oublié à la terrasse d’un café. Désespéré de ne pas le retrouver, j’avais fini par me souvenir de ce passage dans un estaminet près du Louvre. J’ai appelé l’établissement et on me répondit que mon téléphone avait été mis de côté en attendant mon passage. J’ai donc pris le métro et j’ai récupéré l’objet perdu, source de tant d’anxiété. Pour me détendre, j’ai pris un repas dans un restaurant fabuleux, rue Royale. C’est en me levant de table que j’ai aperçu un objet qui brillait sous ma chaise. Je l’ai ramassé. C’était une montre de femme en or.

Au même moment, mon téléphone portable a sonné. J’étais prévenu que je devais reprendre l’avion dans peu de temps, car mon vol avait été décalé. Sans réfléchir, j’ai empoché la montre. Je me suis aperçu de mon erreur en passant le portique, à l’aéroport. J’ai appelé le restaurant, et je les ai informés de mon erreur. Comme je devais revenir moins d’un mois après ce voyage, il était plus malin de revenir avec l’objet précieux que de l’envoyer par colis. Les coordonnées de la femme à qui appartenait la montre m’avaient été fournies. Je l’avais appelé, et nous avions convenu de nous voir dès ma descente d’avion, à Orly. J’étais curieux de la rencontrer, mais je ne me serais pas attendu à une entrevue aussi surprenante.

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